
Victor Barthélemy naît le 21 juillet 1906 à Bonifacio, en Corse. Durant ses études à l'université d'Aix-en-Provence, il adhère au Parti communiste français (PCF) en 1925. Il gravit rapidement les échelons au sein du parti et de l'Internationale communiste, travaillant sous les ordres de Palmiro Togliatti après un stage en URSS en 1928. Membre du Secours rouge international, il s'engage activement dans les mouvements communistes de l'époque. Dans les années 1930, il prend ses distances avec le PCF et rejoint le Parti populaire français (PPF), fondé par Jacques Doriot en 1936. Il y occupe des fonctions importantes, devenant secrétaire fédéral à Nice, membre du bureau politique, puis secrétaire général de la région en décembre 1939. Journaliste pour *L'Émancipation nationale* et *Le Cri du peuple*, il devient une figure centrale du PPF durant la Collaboration. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Barthélemy est nommé secrétaire général du PPF pour les deux zones (occupée et libre) lors du congrès de Villeurbanne en juillet 1941. Il participe à la création de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) et représente le PPF à la république de Salò en 1944. Après la guerre, il se réfugie à Sigmaringen, puis en Italie, où il est arrêté en mai 1945 et condamné à plusieurs années de prison pour son rôle dans la Collaboration. Après sa libération, il rejoint le Mouvement social européen de Maurice Bardèche et soutient Jean-Louis Tixier-Vignancour lors de l'élection présidentielle de 1965. En 1972, il participe à la fondation du Front national (FN) aux côtés de Jean-Marie Le Pen et en devient le premier secrétaire général, poste qu'il occupe jusqu'en 1978. Bien qu'il se retire dans le Midi dès 1976, son influence marque les débuts du FN. Il publie ses mémoires, *Du communisme au fascisme, histoire d'un engagement politique*, en 1978. Il meurt à Marseille le 21 octobre 1985.
