Hommes et femmes politiques français
    Portrait de Myriam Bregman
    Né le 25/02/1972Timote, Argentine

    Myriam Bregman, née le 25 février 1972 à Timote, dans la province de Buenos Aires, est une avocate, militante et femme politique argentine. Elle étudie le droit à l'Université de Buenos Aires dans les années 1990 et adhère au Parti des travailleurs socialistes (PTS), un parti trotskiste argentin dont elle devient l'une des principales figures. Son engagement politique et juridique se concentre sur la défense des droits de l'homme, des travailleurs et des victimes de la dictature militaire argentine (1976-1983). En 1997, elle fonde le Centre des Professionnels des Droits de l'Homme (CeProDH), une organisation dédiée à la défense des chômeurs, des travailleurs licenciés et des victimes d'injustices. Elle est également active au sein du collectif *Justicia Ya!*, qui lutte contre l'impunité des crimes contre l'humanité commis durant la dictature. Bregman a été l'avocate de Jorge Julio López, un témoin clé disparu après avoir témoigné contre Miguel Etchecolatz, un ancien policier condamné pour génocide. Sur le plan politique, Myriam Bregman s'est présentée à plusieurs élections sous la bannière du *Frente de Izquierda y de los Trabajadores - Unidad* (FIT-U). Elle a été députée nationale pour la province de Buenos Aires (2015-2016) et est députée à l'Assemblée législative de la ville de Buenos Aires depuis décembre 2017, où elle préside la Commission des droits de l'Homme et de la lutte contre la discrimination. Elle a également été candidate à la vice-présidence lors des élections générales argentines de 2015. Bregman s'est illustrée dans la défense des droits des travailleurs, notamment dans l'affaire emblématique de l'usine Zanon, où elle a représenté les employés contre un *lock-out* offensif. Elle a aussi défendu des salariés de PepsiCo, comme Catalina Balaguer, contre des licenciements abusifs. Par ailleurs, elle a dénoncé des cas de répression policière et de persécution syndicale, comme dans l'affaire de Carla Lacorte, une militante blessée par la police. Engagée dans les procès pour crimes contre l'humanité, Bregman a représenté des victimes et leurs familles dans des affaires liées à la dictature, notamment les procès contre Miguel Etchecolatz, Cristian Von Wernich et les responsables des crimes commis à l'École de Mécanique de la Marine (ESMA). Elle a également été la cible de menaces et d'intimidations en raison de son activisme. Militante pour les droits des femmes, Myriam Bregman a soutenu la légalisation de l'avortement en Argentine et critiqué l'influence de l'Église catholique sur les politiques publiques. Elle continue de diriger le CeProDH et reste une figure centrale de la gauche argentine.