Hommes et femmes politiques français
    Né le 19/12/1977Les Lilas, France

    Biographie

    Marc Ferracci est un économiste et homme politique français né le 19 décembre 1977 aux Lilas, en Seine-Saint-Denis. Fils de Pierre Ferracci, chef d'entreprise et spécialiste en droit du travail, il est diplômé d'HEC Paris et de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP), où il rencontre Emmanuel Macron en 1999. Bien qu'ayant échoué deux fois au concours de l'École nationale d'administration (ENA), il obtient un doctorat en sciences économiques à l'université Panthéon-Sorbonne, avec une thèse sur l'évaluation des politiques d'emploi et de formation professionnelle sous la direction de Pierre Cahuc. Il est reçu à l'agrégation de l'enseignement supérieur en 2012.

    Marc Ferracci a enseigné à l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée, à l'université de Nantes, à l'IEP de Paris et à l'université Paris-Panthéon-Assas. Ses travaux de recherche portent notamment sur l'évaluation des politiques d'emploi et la formation professionnelle. Il a été nommé au prix du meilleur jeune économiste de France en 2016.

    Engagé politiquement aux côtés d'Emmanuel Macron, il devient conseiller économique durant la campagne présidentielle de 2017. Il est ensuite nommé conseiller spécial de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, puis conseiller auprès du Premier ministre Jean Castex. En juin 2022, il est élu député de la sixième circonscription des Français établis hors de France (Suisse et Liechtenstein) sous l'étiquette Renaissance (ex-LREM) et devient vice-président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale. Réélu en 2024, il est nommé ministre chargé de l'Industrie dans le gouvernement Barnier, puis ministre délégué chargé de l'Énergie dans le gouvernement Bayrou.

    Marc Ferracci se définit comme progressiste et social-libéral, s'inspirant des modèles de flexisécurité des pays scandinaves. Il est connu pour ses prises de position en faveur de réformes radicales du marché du travail, comme la possibilité pour les jeunes entreprises de ne pas appliquer les conventions collectives ou la désindexation du SMIC par rapport à l'inflation. Ses déclarations de patrimoine en 2025 le placent parmi les ministres les plus fortunés, avec un patrimoine estimé à 23 millions d'euros, principalement issu de parts dans l'entreprise familiale.

    En 2023, il est au cœur d'une controverse liée à un possible conflit d'intérêts concernant la réorganisation de Pôle emploi en France Travail, qui pourrait bénéficier au groupe Secafi Alpha, fondé par son père. Il renonce alors à être co-rapporteur du projet de loi et porte plainte pour diffamation contre le média Blast.