Hommes et femmes politiques français
    Né le 09/05/1964Monaco, Monaco

    Frédérique Vidal, née le 9 mai 1964 à Monaco, est une enseignante-chercheuse et femme politique française. Issue d'une famille modeste exploitant un hôtel à Beausoleil, elle est la première de sa famille à obtenir le baccalauréat. Après un échec en première année de médecine, elle se réoriente vers la biochimie et obtient une maîtrise à l'université Nice-Sophia-Antipolis (UNSA), puis un DEA en virologie fondamentale à l'Institut Pasteur. Elle soutient sa thèse de doctorat en sciences de la vie en 1993, axée sur la régulation de l'expression génique et la division cellulaire chez la souris. Sa carrière scientifique débute dans le privé chez Virbac, avant de rejoindre l'UNSA comme maître de conférences en 1994, puis professeure des universités en 2002. Spécialiste en génétique moléculaire, elle publie notamment un article dans *Nature Genetics* en 1995 sur les mutations liées à la sténose du pylore. Cependant, sa production scientifique est limitée, avec un seul article en dernier auteur et un indice h de 14. Un de ses articles, publié en 2003, est rétracté en 2019 pour manipulation de données. Sur le plan administratif, elle occupe divers postes à l'UNSA, dont directrice du département sciences de la vie (2005-2008) et présidente de l'université (2012-2017). Sous sa présidence, des diplômes payants à 4 000 € sont instaurés, suscitant des critiques sur la privatisation des formations. Elle obtient également le label Initiative d'excellence (Idex) pour le projet UCA Jedi en 2016. En 2017, elle est nommée ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Elle porte la réforme Parcoursup, remplaçant Admission Post-Bac, et la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), visant à supprimer le tirage au sort et à améliorer l'orientation. Ces mesures provoquent des blocages d'universités et des manifestations étudiantes. En 2020, elle présente la loi de programmation de la recherche (LPR) pour 2021-2030, critiquée pour ses mesures budgétaires et ses contrats précaires (CDI de mission). La communauté scientifique et universitaire s'oppose massivement à ce texte, conduisant à une grève numérique. Après son départ du gouvernement en 2022, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique lui interdit de travailler pour Skema Business School en raison de conflits d'intérêts. Elle devient présidente du think tank de Skema en 2025, puis présidente d'une fondation contre la précarité étudiante financée par Abeille Assurances.