Hommes et femmes politiques français
    Né le 14/05/1975Malo-les-Bains, France

    Fabrice Pannekoucke, né le 14 mai 1975 à Malo-les-Bains (Nord), est un homme politique français originaire du Nord mais installé en Savoie depuis son enfance. Forestier de profession, il entame sa carrière politique en 2001 en devenant maire de Saint-Jean-de-Belleville à l'âge de 26 ans, un mandat qu'il conserve jusqu'en 2014. Durant cette période, il participe activement à la création de la communauté de communes Cœur de Tarentaise en 2009, dont il devient le président. En 2014, il est élu maire de Moûtiers, un mandat renouvelé en 2020, avant de démissionner en 2024 pour se consacrer à ses fonctions régionales. Élu conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes en 2015, Pannekoucke se spécialise dans les questions liées aux vallées de montagne et à l'agriculture. En 2021, il est nommé vice-président du conseil régional, chargé de l'agriculture et des espaces valléens, et préside également l'agence Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme. Dans ces rôles, il promeut la préférence régionale, l'autonomie alimentaire et énergétique des exploitations agricoles, ainsi que la diversification des activités touristiques en montagne, tout en soutenant la candidature des Alpes françaises aux Jeux olympiques d'hiver de 2030. En septembre 2024, Laurent Wauquiez le désigne comme son successeur à la présidence du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. Pannekoucke est élu avec 132 voix sur 204, s'inscrivant dans la continuité des politiques de son prédécesseur, notamment en matière de relocalisation industrielle, de sécurité et de rééquilibrage territorial. Cependant, son style est perçu comme plus courtois et moins marqué par les connivences avec l'extrême droite. Malgré cela, la présence persistante de Laurent Wauquiez en tant que « conseiller spécial » suscite des critiques, certains accusant ce dernier de maintenir une influence excessive sur les affaires régionales. La carrière de Pannekoucke a également été marquée par une mise en cause en 2019, lorsque la Chambre régionale des comptes a pointé un possible emploi fictif entre 2013 et 2015, alors qu'il était chargé de mission pour le conseil départemental de la Savoie. Bien qu'aucune suite judiciaire n'ait été donnée, cette affaire a jeté une ombre sur son parcours politique.