Hommes et femmes politiques français
    Portrait de Edi Rama
    Né le 04/07/1964Tirana, Albanie

    Edi Rama naît le 4 juillet 1964 à Tirana, en Albanie, dans une famille marquée par l'art et la politique : son père est sculpteur et sa mère, médecin, est la sœur d'un ancien dirigeant communiste. Après une carrière de basketteur, il étudie aux Beaux-Arts de Paris avant de retourner en Albanie en 1998 pour entamer une carrière politique. Membre du Parti socialiste (PSSh), il est ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports de 1998 à 2000, puis maire de Tirana de 2000 à 2011. À ce poste, il mène une politique de rénovation urbaine controversée, marquée par des projets de repeinture des immeubles et de réaménagement des espaces publics, mais aussi par des accusations de corruption et d'absence de planification urbanistique. En 2005, il prend la direction du PSSh après la défaite du parti aux élections législatives. Battu aux élections municipales de 2011, il devient Premier ministre en 2013 après la victoire de l'Alliance pour une Albanie européenne. Réélu en 2017, 2021 et 2025, il forme quatre gouvernements successifs, adoptant une politique économique néolibérale, favorisant les privatisations et les partenariats public-privé. Sous son mandat, l'Albanie connaît une croissance économique et une baisse du chômage, mais aussi une accélération de l'émigration et un développement massif du trafic de drogue, représentant près d'un tiers du PIB en 2017. Sur le plan international, Edi Rama est un allié proche des États-Unis et de l'OTAN, soutenant l'installation de bases militaires américaines en Albanie et rompant les relations diplomatiques avec l'Iran en 2022. Il défend une candidature active à l'Union européenne, alignant sa politique sur les standards néolibéraux. Proche de dirigeants comme Recep Tayyip Erdoğan et Giorgia Meloni, il signe en 2023 un accord avec l'Italie pour l'ouverture de centres de traitement des migrants en Albanie, suscitant des critiques sur la souveraineté nationale. Son mandat est marqué par des accusations de gouvernance autoritaire, de concentration des pouvoirs et de corruption. L'opposition dénonce des irrégularités électorales, un contrôle des médias et du judiciaire, ainsi qu'un fichage politique de la population. En 2026, un projet immobilier controversé lié à la famille Trump déclenche un mouvement de protestation massif, la « révolution des flamants roses », réclamant sa démission. Malgré ces critiques, Edi Rama reste une figure centrale de la politique albanaise, cultivant une image moderne à l'international tout en étant accusé de clientélisme et d'autoritarisme.