Biographie
Constance Le Grip, née le 14 novembre 1960 à Chatou (alors en Seine-et-Oise, aujourd'hui dans les Yvelines), est une femme politique française. Après des études à l'Institut d'études politiques de Strasbourg et un DEA d'études politiques à l'IEP de Paris, elle entame une carrière de collaboratrice parlementaire. Elle travaille d'abord pour Alain Lamassoure à l'Assemblée nationale et au Parlement européen, puis comme conseillère technique lorsque celui-ci devient ministre. Entre 2002 et 2010, elle est conseillère parlementaire de Nicolas Sarkozy, successivement au ministère de l'Intérieur, au ministère de l'Économie et à la présidence de la République.
Son engagement politique débute au sein de l'Union pour la démocratie française (UDF), avant de rejoindre l'Union pour un mouvement populaire (UMP) en 2002, puis Les Républicains (LR) en 2015. En 2022, elle est investie par la majorité présidentielle Ensemble et rejoint le parti Renaissance (RE).
Constance Le Grip entre au Parlement européen en 2010, succédant à Michel Barnier, et y siège jusqu'en 2017. Elle est réélue en 2014 et occupe plusieurs fonctions, notamment vice-présidente de la délégation française du groupe PPE, membre de la commission des affaires constitutionnelles et coordinatrice pour le groupe PPE au sein de la commission des droits de la femme. Elle s'investit dans des dossiers comme la refonte du Code des douanes de l'Union ou la reconnaissance des qualifications professionnelles. Elle est également connue pour son opposition au rapport Fox-Haefner visant à modifier le siège du Parlement européen.
En 2017, elle est élue députée de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine sous l'étiquette LR, puis réélue en 2022 et 2024 sous celle de Renaissance. À l'Assemblée nationale, elle siège à la commission des Finances et a été rapporteure de la Commission d’enquêtes relative aux ingérences étrangères en 2023. En 2024, elle devient présidente de la Commission de vérification des fonds spéciaux.
Constance Le Grip est connue pour ses positions conservatrices. Elle a signé la charte de la Manif pour tous en 2014, s'opposant au mariage homosexuel et à la PMA. Elle a également défendu une proposition de loi associant pédopornographie et mariage de personnes de même sexe et publié une tribune contre la PMA en 2021. Elle soutient des mesures perçues comme favorables aux entreprises, comme la directive sur le secret des affaires, tout en étant critiquée pour ses liens supposés avec l'industrie du tabac.
