Hommes et femmes politiques français
    Né le 31/07/1973Levallois-Perret, France

    Bally Bagayoko naît le 31 juillet 1973 à Levallois-Perret dans une famille d'origine malienne. Il grandit dans le quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis et obtient un diplôme en géopolitique ainsi qu'une maîtrise de sciences et techniques spécialisée en « connaissance des banlieues » à l'Université Paris-VIII. Ancien basketteur et entraîneur de l'équipe du Saint-Denis Union Sports, il travaille comme cadre à la RATP avant de s'engager en politique. Père de quatre enfants, il incarne une génération de politiques issus des quartiers populaires. Son parcours politique débute en 2001 lorsqu'il est élu conseiller municipal de Saint-Denis. Il devient adjoint aux maires communistes Patrick Braouezec, Didier Paillard et Laurent Russier jusqu'en 2020. De 2008 à 2015, il est conseiller général du canton de Saint-Denis-Nord-Est et vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, chargé des technologies de l'information et des services urbains. Après avoir rejoint La France insoumise en 2017, il se présente aux élections municipales de 2020 sous cette étiquette mais termine troisième. En 2026, il mène une liste unissant LFI et le PCF et remporte la mairie de Saint-Denis dès le premier tour, avec 50,77 % des voix. Son élection, très médiatisée, est saluée comme un symbole de diversité mais suscite également des attaques racistes et des campagnes de désinformation, notamment une fake news l'accusant d'avoir déclaré « ville des noirs » au lieu de « ville des rois ». En tant que maire, il engage un processus de désarmement progressif de la police municipale, notamment en retirant les lanceurs de balles de défense (LBD), et annonce des mesures sociales comme la gratuité des transports et des fournitures scolaires. Il préside également Plaine Commune depuis avril 2026. Proche de Jean-Luc Mélenchon, il ouvre le meeting de ce dernier pour l'élection présidentielle de 2027 et incarne la « nouvelle France » promue par LFI. Son mandat est marqué par des tensions avec l'État, notamment après avoir décroché le portrait d'Emmanuel Macron de son bureau, un geste symbolique qui lui vaut un rappel à l'ordre du préfet.