Alain Madelin naît le 26 mars 1946 dans le 12e arrondissement de Paris, dans un milieu modeste. Fils d'un ouvrier spécialisé chez Renault et d'une secrétaire dactylographe, il grandit dans le quartier de Belleville. Après avoir quitté le collège en classe de quatrième, il obtient un CAP puis un brevet professionnel d'ajusteur, tourneur et fraiseur au lycée Voltaire. Il poursuit ensuite des études de droit et devient avocat en 1971, travaillant notamment avec des organismes patronaux et des réseaux anticommunistes comme ceux de Georges Albertini. Marié et divorcé, il est père de trois enfants. Son engagement politique débute très tôt : à 16 ans, il s'engage dans des mouvements nationalistes et anticommunistes. En 1964, il cofonde le mouvement d'extrême droite Occident, connu pour ses actions violentes contre les militants d'extrême gauche. Condamné à plusieurs reprises pour violences et détention d'armes, il rompt avec ce mouvement après Mai 68 et rejoint la Fédération nationale des républicains indépendants (FNRI) de Valéry Giscard d'Estaing. Il participe activement à la campagne présidentielle de 1974 et devient un cadre influent du Parti républicain, composante de l'UDF. Élu député de la quatrième circonscription d'Ille-et-Vilaine en 1978, il occupe ce mandat pendant près de trois décennies, avec plusieurs réélections. Il est également vice-président du conseil régional de Bretagne et maire de Redon de 1995 à 2001. Son parcours ministériel débute en 1986, lorsqu'il est nommé ministre de l'Industrie, des Postes et Télécommunications et du Tourisme sous Jacques Chirac. Il occupe ensuite le poste de ministre des Entreprises et du Développement économique sous Édouard Balladur (1993-1995), puis celui de ministre de l'Économie et des Finances sous Alain Juppé en 1995, bien que ce dernier mandat soit bref. En 1997, il transforme le Parti républicain en Démocratie libérale, qu'il préside jusqu'en 2002. Candidat à l'élection présidentielle de 2002, il obtient 3,91 % des voix. Connu pour ses positions libérales en économie, il défend la réduction des prélèvements obligatoires, la flexibilité du marché du travail et la privatisation de certains secteurs. Ses prises de position, parfois controversées, reflètent une vision résolument libérale et anticommuniste, héritée de ses engagements de jeunesse.
Hommes et femmes politiques français
Né le 26/03/1946Paris, France
