Henri Grégoire, connu sous le nom de l'abbé Grégoire, naît le 4 décembre 1750 à Vého, en Lorraine. Issu d'une famille modeste, son père est tailleur d'habits et sa mère, pieuse, influence profondément sa vocation religieuse. Remarqué dès son enfance pour ses dispositions intellectuelles, il étudie d'abord avec le curé de son village, puis au collège jésuite de Nancy, où il découvre les idées des Lumières. Il poursuit ses études à l'université de Pont-à-Mousson, puis à Nancy, où il se forme en philosophie et théologie. Ordonné prêtre en 1775, il devient curé de campagne à Emberménil, où il se distingue par son engagement pour l'éducation et l'amélioration des conditions de vie de ses paroissiens. Intellectuel polyglotte, il s'intéresse à l'agronomie, à la philanthropie et aux questions sociales, tout en militant pour l'abolition de l'esclavage et l'émancipation des Juifs. Élu député du clergé aux États généraux de 1789, il rejoint le tiers état et devient une figure centrale de la Révolution française. À l'Assemblée constituante, il défend avec ferveur l'égalité des droits, la laïcité et la démocratie. Il contribue à la création d'institutions scientifiques et culturelles, comme le Conservatoire national des arts et métiers et le Bureau des longitudes. Sous la Restauration, il reste un défenseur infatigable des idéaux révolutionnaires, malgré les persécutions. Son héritage intellectuel et politique, marqué par un humanisme radical et un engagement sans faille pour la justice, en fait l'une des figures les plus emblématiques de son époque.
Hommes et femmes politiques français
Né le 04/12/1750Vého, France
